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Créez un sentiment d’urgence et de désespoir

La stratégie du dernier carré

Nous voici dans le dernier volet de la guerre contre soi-même. Cet article est le quatrième d’une série, ne manquez pas de lire les articles précédents et suivants celui-ci !. Vous trouverez les liens plus bas.

 

« Vous êtes votre pire ennemi. Vous perdez un temps précieux à rêver de l’avenir au lieu de vous impliquer dans le présent. Si rien ne vous paraît urgent, vous ne vous investissez pas à fond dans ce que vous faites. La seule façon de changer cela, c’est de passer à l’action et d’être soumis à une pression extérieure. Mettez-vous dans des situations où vous avez trop à perdre pour gaspiller du temps ou des ressources ; si vous ne pouvez vous permettre de perdre, vous ne perdrez pas. Coupez les liens qui vous attachent au passé. Jetez-vous dans l’inconnu, là où vous ne pourrez compter que sur vos propres talents et votre propre énergie. Formez le dernier carré, c’est la dernière manœuvre de résistance d’une armée entièrement cernée.  »

 

Robert Greene

« Vous êtes votre pire ennemi. Vous perdez un temps précieux à rêver de l’avenir au lieu de vous impliquer dans le présent. »

C’est un des grands problèmes de beaucoup d’entre nous, on rêve de l’avenir ou alors nous pensons au passé (avec nostalgie ou regrets) mais quant à notre progression, il nous faut nous concentrer sur nos capacités et besoins du moment. C’est le processus. Dans le processus, nous avons des buts élevés, mais nous nous concentrons sur un entraînement, un mouvement, une respiration à la fois. Car en agissant ainsi nous en augmentons la qualité d’une manière exponentielle et avançons bien plus vite vers nos objectifs. De plus en nous concentrant sur le présent, nous réapprenons à prendre du plaisir ici et maintenant, à profiter réellement du chemin qui est sous nos pieds. Les bouddhistes disent : Le chemin est le but.

Le moment présent est le meilleur moment pour travailler sur nous-mêmes ! Et comme un ami qui nous pousserait et nous rappellerai le bon chemin, il nous faut arrêter dispersion et perte de temps. La vie est courte, si vous voulez en faire quelque-chose, c’est maintenant. Même une simple action, la plus petite qui soit possible pour vous maintenant fera la différence à moyen terme. Et si l’action n’est pas possible, visualisez votre but. Cela entrainera votre système nerveux, qui lui ne remarque pas la différence entre une visualisation et une véritable action. Vous devenez ainsi meilleur. Mais si vous pouvez agir, agissez.

« Si rien ne vous paraît urgent, vous ne vous investissez pas à fond dans ce que vous faites. »

S’investir à fond est la clé qui permet de changer les choses, de progresser à pas de géant quand autour de soi les gens stagnent. Nous devons être clairs avec nous même quant à nos priorités. Et agir en les respectant. Nous verrons plus loin qu’il y a des trucs psychologiques afin de nous remettre à fonds dans notre évolution personnelle.

« La seule façon de changer cela, c’est de passer à l’action et d’être soumis à une pression extérieure. »

Nous devons trouver des moyens de nous mettre sous pression. Ça peut être un coach, un mentor (vivant ou mort) ou un professeur. Ça peut être notre engagement avec nous même. Faites le par écrit, afficher le à un endroit visible de manière à l’avoir constamment sous les yeux. Engagez-vous vis à vis de quelqu’un d’important pour vous, ou faites en un défi entre vous et un de vos amis ! Vous trouverez plus loin dans cet article des moyens afin de se mettre la pression.

« Mettez-vous dans des situations où vous avez trop à perdre pour gaspiller du temps ou des ressources, si vous ne pouvez pas vous permettre de perdre, vous ne perdrez pas »

Nous avons tous différents niveaux sur lesquels nous pouvons être vaincus. C’est une question de point de vue.


Une des manières dont nous sommes vaincus le plus souvent c’est lorsque nous perdons notre sang-froid. Cette perte vient que nous sortons de notre forteresse intérieure (voir ici mon article sur la stratégie de l’équilibre). Être vaincu, c’est le plus surtout arrêter d’essayer, ne pas réitérer. Lorsqu’on est battu, qu’elle que soit notre défaite, notre échec, il nous est possible de prendre ceci comme une expérience nous permettant d’apprendre et de croître intérieurement. En fait nous apprenons souvent plus par l’échec que par la réussite. En se mettant en situation de « tout ou rien », nous allons déployer des capacités qui sinon seraient restées dormantes. En enlevant le filet de sécurité, nous devons réellement faire, et non seulement essayer.

Il existe différents moyens pour nous forcer à tout donner, à véritablement agir.

La tactique du non-retour

Il faut s’entraîner à ne pas reculer. Que cela devienne une seconde nature face à l'adversité. C’est une des raisons que l’entraînement dans un espace limité (par exemple avec un mur derrière soi) nous permet de prendre l’habitude de ne pas reculer face aux attaques adverses. Il ne nous reste plus que les options de déplacements latéral ou en avançant (j’aime beaucoup me déplacer à 45° vers l’avant).
À force de pratiquer ce genre d’entraînements, vous serez capables de frôler l’attaque tout en avançant directement sur votre agresseur. Là on ne rigole plus. Seule une liberté totale de mouvement et l’absence de peurs le permet.

La tactique de la mort aux trousses…

Memento mori : souviens-toi de la mort

Nous allons tous devoir mourir un jour. Que ce soit maintenant ou dans plusieurs décennies, nous ne pouvons fuir ce fait. Nous l’oublions sans arrêt, mais nous même et chacun de nos proches sont mortels. Et nous vivons comme si nous avions tout notre temps. Pour apprendre, pour lire et pour partager de bons moments avec nos proches. Or nous devrions vivre et nous entraîner comme si nous pouvions mourir demain. Ce rappel est là pour que nous arrêtions de procrastiner et que nous agissions enfin dans la bonne direction, sur notre véritable voie.

« Faire un choix judicieux dans une situation où les chances de vivre ou de mourir s’équilibrent est quasiment impossible. Nous préférons tous vivre et il est quasiment impossible. Nous préférons tous vivre et il est tout à fait naturel que l’être humain se trouve toujours de bonnes raisons pour continuer à vivre (…) Quand un Samouraï est constamment prêt à mourir, il a acquis la maîtrise de la Voie et il peut sans relâche consacrer sa vie entière à son Seigneur. »


Jocho Yamamoto ; Hagakure, le livre secret des samouraïs

Les clefs de la guerre

Robert Greene donne 5 recommandations afin de se mettre en situation de « lieu de mort psychologique ». Elles servent à nous mettre sous pression afin de nous faire avancer.

 

Mettez tous vos œufs dans le même panier

Souvent nous sommes déconcentrés et notre énergie est dispersée entre différents projets, entre différents pôles, mais pour réellement progresser dans un domaine difficile, nous devons y consacrer toute notre énergie. Je sais que cela est un peu « bateau », mais je pense qu’il y a un minimum de travail à fournir si nous voulons décoller dans notre pratique martiale.

 

Dans la pratique, cela veut dire faire des choix et se consacrer au maximum à notre pratique martiale, au moins durant un temps donné que l’on se sera fixé à l’avance (que ce soit 3mois, 6mois ou deux ans).

Passez à l’action avant d’être prêt

Pour moi c’est un principe indispensable à la self-défense. Nous DEVONS agir, frapper, combattre dès que nous réalisons que nous ne pourrons pas fuir, éviter la confrontation ou désescalader en utilisant la négociation verbale. Cela veut dire de passer à l’action dès que possible, car le fait d’avoir l’initiative est un avantage stratégique immense. C’est également un principe dans la vie. Rappelez vous que la vie est courte, donc AGISSEZ dès que possible. Arrêtez les négociations avec vous-même et mettez vous en route. C’est ça être sur la VOIE.

 

Partez à l’aventure

Prenez des risques, sortez de votre zone de confort. Nous aimons notre « dangereux confort », notre « mortelle routine », pourtant c’est là où nous avons le moins de chances de progresser. Alors pour progresser, allez faire un stage d’un autre art martial. Allez faire un cours d’essai d’autre chose (Yoga, Mouvement Naturel, etc…). Apprenez une langue étrangère, stimulez un peu ces neurones endormis par vos habitudes. Lisez sur des sujets différents de ceux qui vous sont habituels.

 

Jouez « seul contre tous »

Un peu de compétition ne peut que vous faire du bien. Des fois pour pouvoir progresser, nous pouvons faire un peu monter la pression compétitive dans notre club, dojo ou école afin de stimuler notre progression.


Bruce Lee par exemple utilisait ses élèves (qui venaient presque tous d’autres arts martiaux au sports de combats) afin d’améliorer certaines facettes de sa pratique. Par exemple, il travaillait les armes avec Dan Inosanto, ou la boxe avec Jesse Glover…

Restez sur le qui-vive

Ne vous laissez pas aller à la léthargie ambiante. Souvent, par simple paresse ou ennui, nous nous laissons aller à l’inaction et souvent la fatigue n’est que le symptôme d’un manque d’énergie, de passion et d’engagement. Il vous faut allumer votre feu sacré. Réalisez que par un simple changement d’état d’esprit, vous pouvez mettre beaucoup plus d’intensité dans vos entraînements et apprentissages.

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Vous trouverez ici le premier article de notre série stratégie et arts martiaux :

 

La guerre contre soi-même

Vous trouverez ici le deuxième article de notre série stratégie et arts martiaux :

N'ayez jamais une guerre de retard, la stratégie de la guérilla psychologique.

Vous trouverez ici le troisième article de notre série stratégie et arts martiaux :

Au cœur de la tempête, gardez la tête froide, la stratégie de l'équilibre.


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